PANORAMA ECO BOIS CHIMIE VERTE DU BOIS

Tout savoir sur LA CHIMIE VERTE DU BOIS en Côte-d'Or

Les attentes sociétales et la limite des ressources carbonées amènent les entreprises à s’approvisionner de plus en plus en matières premières issues du monde végétal.

Le bois contient des molécules qu’il est possible d’extraire, après sélection et préparation de la matière. Une fois isolées, ces molécules peuvent être mises en œuvre dans une large gamme d’applications : pharmacie, cosmétique, agroalimentaire, phytosanitaire, etc.

 

 

La chimie du bois s’intéresse à la séparation de ses composés pour des applications industrielles variées. Plus spécifiquement, la chimie des extractibles recouvre un ensemble de procédés chimiques permettant d’isoler, puis de séparer, concentrer et conditionner les molécules naturellement présentes dans la biomasse et présentant un intérêt économique.

Le matériau bois est composé 

  • à 45% de cellulose
  • à 25% d’hémicellulose
  • à 25% de lignine
  • à 5% d’extractibles

Spot de promotion du colloque Woodchem 2017

La chimie verte du bois, un secteur d’avenir soutenu par la région Bourgogne Franche Comté, interview de Sylvain MATHIEU, Vice-Président du Conseil régional de Bourgogne Franche Comté, extrait :

« Il est tout à fait possible d’avoir des raffineries de bois comme pour le pétrole, ce qui d’ailleurs existe dans d’autres pays et qui a existé ici même au 20ème siècle, ce n’est pas nouveau ! Il y avait par exemple deux grandes industries de chimie du bois implantées dans la Nièvre qui n’ont malheureusement pas subsisté au début du 21ème siècle car il n’y avait plus d’investissements. Cette absence de vision industrielle est dommageable.

On a cru que le bois était périmé, ringard et archaïque. Pas du tout !

Aujourd’hui on redécouvre enfin toutes les vertus du bois : renouvelable, recyclable, durable, isolant, sain, qui non seulement émet moins de CO2 que les autres matériaux mais qui en plus séquestre en lui-même du carbone !

J’aimerais qu’on puisse réimplanter en Bourgogne-Franche-Comté une industrie issue de la chimie du bois, en respectant bien la hiérarchisation des usages : d’abord extraire tous les composés chimiques possibles, puis utiliser ce qui reste en bois énergie. »

Retrouvez l’interview complète sur le site 

Le groupe BORDET - Leuglay (21) acteur français de référence en matière de carbonisation, produit des charbons végétaux et écologiques à partir de déchets de bois issus de forêts locales et éco gérées, avec un procédé de fabrication en circuit fermé et continu.

En 2020, le groupe renforce son offre et lance la commercialisation de sa première gamme de charbon actif, répondant notamment à des applications liées aux marchés de la dépollution et de la filtration de l’air et des sols. D’autres applications sont en cours (beauté, alimentaire…).

 

Le groupe CHARLOIS - Murlin (58) acteur historique de la tonnellerie et leader sur le marché du merrain français, a développé depuis 2016 des activités complémentaires liées au chêne dont la création d’une gamme de produits cosmétiques vendus sous le nom de la Chênaie.

 

 

Le Parc National de Forêts : une opportunité pour la filière bois

A la faveur de la création du Parc National de Forêts entre Côte-d’Or et Haute Marne, la CCI Côte-d’Or Dijon Métropole a rédigé un programme de développement économique intitulé « Vos projets par essence », et mobilise les entreprises de la filière bois sur les enjeux de la chimie verte. La biomasse et les connexes de première transformation peuvent trouver de nouvelles valorisations par extraction des molécules d’intérêt qu’ils contiennent. L’objectif de la démarche est de créer de la valeur sur le territoire par mise en relation de l’amont de la filière avec les entreprises qui s’approvisionnent en molécules biosourcées.

 

Déploiement de Xylofutur en Côte-d’Or

Xylofutur est le pôle de compétitivité de la filière forêt bois papier, organisé autour de trois domaines d'activité stratégique de l'amont à l'aval. La chimie verte est l’un de ceux-ci, avec notamment la valorisation des coproduits du bois pour leurs molécules ou leurs fibres. Xylofutur s’implantera prochainement en Bourgogne Franche-Comté pour mieux accompagner les projets de notre territoire. 

 

ExtraForEst un projet d’avenir pour la région

ExtraForEst est un projet qui fédère 6 laboratoires et qui vise à identifier les composés chimiques présents dans les principales essences des régions Grand Est et Bourgogne Franche-Comté afin d’approvisionner de potentiels nouveaux marchés. 

La distillerie Aromacomtois - Amancey (Doubs) - Leurs huiles essentielles sentent bon le sapin du Jura. Ingénieur optique, Gregory Haye  s’est reconverti dans la production d’huile essentielle de résineux il y a 3 ans. La production de la distillerie Aromacomtois est vendue sur le lieu de production et dans plus d’une centaine de points de vente, uniquement en Bourgogne-Franche-Comté (Janvier 2020).

Lien vers l'article Traces Ecrites

 

La plateforme de Carling Saint-Avold - Moselle - La biochimie mobilise 108 M€ d’investissement, tournant historique pour cette plateforme chimique avec la création de 2 unités de biochimie, une centaine d'emplois, à l'horizon 2021  (Septembre 2019).

Lien vers l'article Traces Ecrites

 

 

Production de bois-carburant et de bois-plastique en marche

Dans l'optique d'augmenter la production de matériaux biosourcés, de biocarburants ou de biomolécules, la production végétale, et particulièrement celle de bois, apparaît comme clé. De plus en plus, le bois est donc vu comme une ressource importante dans le secteur de la chimie.

La Commission européenne elle-même, dans un rapport paru en octobre 2018, mettait en avant la nécessité de renforcer les biosecteurs et la bioéconomie, dont le marché s'élevait à 2300 milliards d'euros. Dans cette optique, la sécurisation de l'approvisionnement en bois ou l'amélioration de la qualité de la matière sont des problématiques essentielles. Le bois pourrait donc avoir un rôle important à jouer dans le développement de la chimie verte et de la bioéconomie. Producteur : © DELPHES IndexPresse - Source : Le Bois international : Scierie, exploitation forestière  (19 janvier 2019 - 2019 - n° 3 - pp.15-17).

 

Filière bois. La chimie verte au secours de l'industrie papetière

En 2019, les papetiers présents sur le marché français misent sur la diversification de leurs activités et la valorisation des coproduits bois. L'intérêt de cette stratégie est notamment de répondre à la problématique de la baisse de la demande en papier, avec un recul de 2 % de la production au cours du dernier exercice, à 7,9 millions de tonnes. De nouvelles opportunités sont offertes par les écorces et nœuds des arbres. Jusqu'à présent ces marchés n'étaient pas exploités par les producteurs de papiers. Toutefois, la plupart des acteurs restent d'abord focalisés sur la cellulose, les sucres 2G, ou encore la lignine. Présence d'un cas d'entreprise : Arbiom veut introduire le bois dans la chaîne alimentaire. Producteur : © DELPHES IndexPresse. Source : Formule verte  (Mai 2019 - n° 38 - pp.14-18).

 

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